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jeudi 16 avril 2026

She Works Hard For The Money (12" long version + 12" instrumental) - Donna Summer (1983)



Etrangement, en France, ce n'est ni avec "Love To Love You Baby", "I Feel Love" ou "Hot Stuff" que Donna Summer a connu son plus grand succès, mais avec "She Works Hard For The Money" en 1983. En effet, Donna a vendu plus de 400 000 exemplaires de ce single dans l'hexagone : un véritable tube.

"She Works Hard For The Money" est l'un des derniers grands succès mondiaux de Donna Summer, avant "This Time I Know It's For Real" en 1989. La chanson a été écrite par Michael Omartian et Donna elle-même. Le texte est basé sur une histoire vraie : il décrit le quotidien d'une femme qui se voit obligée de cumuler plusieurs emplois pour joindre les deux bouts. On connaissait la Donna Summer sexuelle, voilà maintenant la Donna engagée.


Le single est paru dans de nombreux pays. Plusieurs territoires, dont la France, ont eu droit à un Maxi 45T avec en face A la version rallongée du titre et en face B la version longue instrumentale.

Il faut aussi noter que le clip de la chanson a été le premier à être diffusé massivement en TV pour une artiste afro-américaine.

She Works Hard For The Money (12" long version) - mp3

She Works Hard For The Money (12" instrumental) - mp3

samedi 17 mai 2025

HOMMAGE : Try Me, I Know We Can Make It (album version) - Donna Summer (1976)



17 Mai 2012-17 Mai 2025 : cela fait déjà 13 ans que Donna Summer a disparu à jamais. Inutile de revenir en détail sur sa carrière, car beaucoup d'articles sur ce blog lui ont déjà été consacrés. Donna, c'était tout simplement la Reine du disco. De grandes chanteuses disco afro-américaines, il y en a eu d'autres bien sûr, à l'image de Diana Ross, Linda Clifford, Loleatta Holloway, Gloria Gaynor, Carrie Lucas ou encore Carol Douglas. Mais au-dessus, il y avait Donna Summer, qui scintillait de mille feux dans sa robe moulante à paillettes, perchée dans la cabine du disc-jockey de la discothèque 'The Zoo'.

Tout le monde sait que c'est la chanson disco-porno "Love To Love You Baby" qui a propulsé Donna sous les feux de la rampe en 1975. Elle aurait pu facilement ensuite retomber dans l'oubli et finir comme actrice de films X de piètre qualité, mais non. Entourée des musiciens et producteurs Giorgio Moroder et Pete Bellotte, elle a proposé en 1976 deux albums disco : "A Love Trilogy" et "Four Seasons Of Love".


Sur "A Love Trilogy", le trio Summer-Moroder-Bellotte a poursuivi dans la lignée de "Love To Love You Baby" avec le morceau à rallonge "Try Me, I Know We Can Make It", qui ne dure pas moins de 17:55mn et qui occupe l'entièreté de la face A du disque. Toutefois, ce titre est bien moins sexuellement explicite que ne l'avait été "Love To Love You Baby". Donna ne se fait plus défoncer en direct, elle chante seulement le plaisir physique, sur une musique au tempo assez rapide arrangée par Moroder et jouée par la 'Munich Machine'.

L'opus "A Love Trilogy" a rencontré un grand succès et a été diffusé dans le monde entier. La chanson "Try Me, I Know We Can Make It" est parue en single, mais n'a pas marqué plus que ça les esprits. Elle s'est quand même classée n°1 aux USA dans la catégorie 'Dance Club Songs'. Par contre, au 'Billboard Hot 100', elle n'a été que 80e, ce qui n'est pas très bon. Elle a fait mieux en Espagne, avec une belle 6e place, ou encore en Italie, au Portugal et au Mexique où elle est montée à la 12e place des charts, et même en France où, selon certaines sources, elle a été 14e. A cette époque, Donna Summer et son équipe étaient basés en Allemagne, mais pourtant "Try Me, I Know We Can Make It" n'a pas vraiment fonctionné dans les classements allemands, avec seulement une 42e place atteinte.


Au vu de ces résultats mitigés, on peut se demander si Donna n'aurait pas mieux fait de poursuivre dans le disco-porno bien hardcore, en proposant par exemple une orgie vocale, avec des gémissements d'hommes autour d'elle (et en elle), ou même pourquoi pas des pratiques sexuelles bizarres voire sado-maso... Car la chanson issue du LP "A Love Trilogy" qui est passée à la postérité, ce n'est pas "Try Me, I Know We Can Make It", mais "Could It Be Magic".

Dans la vidéo ci-dessous, Donna interprète "Try Me, I Know We Can Make It" sur un plateau TV en France :


Try Me, I Know We Can Make It - mp3

dimanche 13 octobre 2024

I Feel Love (live version) - Donna Summer (1978)



L'année 1978 de Donna Summer est assez spéciale : alors qu'en 1976 et 1977 elle nous avait gratifiés de deux albums studio par an, en 1978 aucun opus enregistré en studio n'est au rendez-vous. Enfin, c'est un peu plus compliqué que ça, car Donna offre bien à son public pour l'année 1978 plusieurs titres studio, mais répartis sur deux albums distincts. Elle propose ainsi sur la bande originale du film 'Thank God It's Friday' trois morceaux inédits : "Last Dance", "With Your Love" et "Je T'aime (Moi Non Plus)". Et sur son double album "Live And More", elle enregistre sur la face 4 trois autres chansons studio : "Mac Arthur Park", "One Of A Kind" et "Heaven Knows". Donc, au total, Donna nous offre pas moins de six titres inédits pour l'année 1978. S'ils avaient tous été rassemblés sur un même et unique disque, ils auraient très bien pu former un album studio à part entière. Et en second album, il reste toujours les trois faces de l'opus "Live And More" enregistrées en concert... Finalement, en bricolant un peu, nous avons donc nos deux LP pour l'année 1978 !


Pour revenir sur les faces 'live' de l'album "Live And More", elles sont enregistrées le 17 Juin 1978 à l'Universal Amphitheater de Los Angeles. Ce soir-là, Donna donne un concert et interprète ses différents tubes disco déjà parus, de "Love To Love You Baby" au tout récent "Last Dance". Elle chante également d'autres titres moins connus issus de ses albums, ainsi qu'un medley de vieilles reprises nommé "My Man Medley", sans oublier deux chansons inédites qu'elle a co-écrites : "Mimi's Song", dédiée à sa fille, et "Only One Man".


"Live And More", enrichi de sa face 4 enregistrée en studio, sort dans le commerce fin Août 1978. La production est de Giorgio Moroder et Pete Bellotte, qui accompagnent Donna depuis son premier album paru en 1974. "Live And More" devient un succès et se classe n°1 aux USA, n°2 au Canada, n°4 en Nouvelle-Zélande, n°8 en Italie... En France, le double album n'est que 37e.

Dans la vidéo suivante, nous pouvons voir Donna Summer et Giorgio Moroder lors d'une session de mixage de l'album "Live And More" :


dimanche 17 mai 2015

Mac Arthur Park Suite (17mn 34) - Donna Summer (1978)



Alors qu'elle a sorti 2 albums studio en 1976 et 2 autres en 1977, Donna Summer n'en publie aucun en 1978. Pourtant, heureusement, elle nous offre de nouveaux titres. Et tous ces titres réunis pourraient finalement former un LP. 
En 1978, Donna a déjà commencé à chanter pour le cinéma : en effet, l'année précédente, en 1977, elle a enregistré sous la houlette de John Barry l'étonnant "Down, Deep Inside" pour le film "The Deep" ("Les Grands Fonds" en français). Ce titre contient quelques soupirs érotiques : c'est en quelque sorte la suite du "Love To Love You Baby" de 1975. Mais Donna commence à être lassée de cette image de "déesse du sexe" qui lui colle à la peau. On lui a créé un personnage ; elle veut à présent montrer qui elle est vraiment. En 1977 toujours, elle chante avec Paul Jabara sur son titre "Shut Out". Les choses suivent leur cours en 1978 : Jabara écrit pour Donna le titre "Last Dance" qui figure sur la bande-originale du film disco "Thank God It's Friday". Si ce long-métrage ne rencontre pas vraiment de succès, l'album de la bande-originale, en revanche, se vend très bien, car il réunit de grands noms du disco : outre Donna, on retrouve Diana Ross, Thelma Houston, Santa Esmeralda, Love and Kisses... "Last Dance" devient un nouveau grand succès pour la diva et reçoit plusieurs récompenses, dont un Oscar en tant que meilleure chanson de film. 
Giorgio Moroder et Pete Bellotte sont quant à eux toujours présents dans l'entourage de Donna : ils co-écrivent avec elle "With Your Love", qui fait également partie de la bande-originale de "Thank God It's Friday". "Last Dance" et "With Your Love" existent en version longue. Enfin est ajouté à la tracklist de l'album de "Thank God It's Friday" un inédit de Donna, sa reprise en disco du "Je T'Aime Moi Non Plus" de Serge Gainsbourg. Sa version, qui dure quasiment 16 minutes, tranche avec la puissance de "Last Dance" : en effet, elle reprend cette voix de tête et ces soupirs qui l'ont érigée quelques années plus tôt en "déesse du sexe". C'est d'ailleurs la dernière fois qu'elle se prête au jeu des soupirs.
Mais pour Donna, l'année 1978 n'est pas terminée : après s'être produite sur scène, elle sort "Live and More", le double album de son concert, double album produit par Giorgio Moroder et Pete Bellotte. Sur l'une des 4 faces se trouve une longue suite inédite de 17mn 34, enregistrée en studio : "Mac Arthur Park Suite", composée des titres "Mac Arthur Park", "One Of A Kind" et "Heaven Knows". Ces deux derniers sont écrits par Donna/Moroder/Bellotte. Quant à "Mac Arthur Park", il s'agit d'une reprise, écrite à l'origine par Jimmy L. Webb. "Heaven Knows", duo entre Donna et les 'Brooklyn Dreams', bénéficie d'un pressage en single 7". De son côté, le titre "Mac Arthur Park" a droit lui aussi à une sortie en single 7". Et la "Mac Arthur Park Suite" est également gravée en Maxi 45T. Un beau programme. 
Au niveau des ventes, les singles "Mac Arthur Park" et "Heaven Knows" s'écoulent à plus d'un million d'exemplaires chacun. Et en ce qui concerne les classements, aux USA "Mac Arthur Park" se classe n°1 pop pendant 3 semaines, n°1 disco pendant 5 semaines et n°8 R&B. "Heaven Knows" se contente quant à lui d'un honorable n°4 pop et d'un n°10 R&B. Enfin, le double album "Live and More" atteint la 1ere place des charts aux USA et reste dans les classements pendant 65 semaines. Une très belle réussite !
Ci-dessous, Donna chante en live "Mac Arthur Park" :


This Time I Know It's For Real (12" version + instrumental version) - Donna Summer (1989)



En 1989, dix ans se sont écoulés depuis la sortie du double album "Bad Girls", assurément le dernier grand opus de Donna. Qu'a-t-elle fait ensuite ? Elle a quitté 'Casablanca Records', s'est installée chez 'Geffen Records' et a collaboré une dernière fois avec Giorgio Moroder et Pete Bellotte pour son album "The Wanderer" de 1980, qui a marqué un nouveau virage : adieu le disco et bonjour la pop-rock. Lors de sa sortie, cet album en déroute certains, et c'est compréhensible. Néanmoins, il devient disque d'or. Donna se rapproche également de plus en plus du christianisme. Elle clame sa foi à voix haute.
En 1982, la diva collabore avec Quincy Jones pour un nouvel album. Le titre phare "Love Is In Control" devient un succès. Pour 1983, elle enregistre l'opus "She Works Hard For The Money" sous la houlette de Michael Omartian. Le titre éponyme rencontre lui aussi le succès. En revanche, l'album "Cats Without Claws" qui paraît en 1984 se solde par un échec commercial. Donna se retire dans son ranch californien et s'adonne à la peinture. Elle revient en 1987 avec un nouvel album, "All Systems Go", qui ne marche pas vraiment bien. Cet opus sonne le glas de la période 'Geffen'.
Nouveau tournant en 1989 : Donna travaille avec le trio anglais Stock/Aitken/Waterman. Ils connaissent à cette époque beaucoup de succès en produisant Kylie Minogue, Rick Astley ou encore Jason Donovan. Ils vénèrent Donna, cette ex-reine du disco, et écrivent, arrangent et produisent pour elle l'album "Another Place And Time" qui sort au printemps 1989. Rien n'est fait sans l'accord de la diva. D'ailleurs, elle collabore à l'écriture de 3 titres, dont "This Time I Know It's For Real". Ce nouvel opus renoue avec le succès et fait en quelque sorte écho au double-album "Bad Girls" paru dix ans plus tôt. Cinq titres, qui ont droit à des versions longues, sont extraits en singles : "This Time I Know It's For Real", "I Don't Wanna Get Hurt", "Breakaway", "Love's About To Change My Heart" et "When Love Takes Over You". Mais les autres titres de l'album qui ne sortent pas en simples sont tout aussi réussis.
"I Don't Wanna Get Hurt" se classe n°7 au Royaume-Uni. "This Time I Know It's For Real" atteint la 7e place aux USA au 'Billboard Hot 100', mais se classe aussi n°1 au 'U.S. Billboard Hot Dance Music/Maxi-Singles Sales' ainsi qu'en bonne position dans les charts de plusieurs pays (6e en France, 7e au Canada, 8e en Italie, 3e en Norvège, 3e au Royaume-Uni...).  Malheureusement, la collaboration entre Donna et Stock/Aitken/Waterman s'arrêtera ici. 
Dans le lien suivant, retrouvez sur la chaîne Youtube du blog l'intégralité de l'album "Another Place And Time", agrémenté de versions longues et d'instrumentaux : https://www.youtube.com/user/lovemorizou/search?query=donna+summer+1989

Ci-dessous, live de Donna pour "This Time I Know It's For Real" :


Clip :



samedi 18 mai 2013

People Talk - Donna Summer (1981)

 
 
Il existe quelques bizarreries dans la discographie de Donna Summer : l'album "Shout It Out" en est un exemple, "I'm A Rainbow" en est un autre.
En 1980, Donna quitte Casablanca Records et signe chez Geffen. Elle sort l'album "The Wanderer", toujours en collaboration avec Moroder et Bellotte. La chanson éponyme devient un succès, mais les autres titres extraits en single se cassent la figure dans les charts. Il faut dire qu'on est loin, très loin de l'ecstasique "Bad Girls" sorti à peine 1 an auparavant.
Cette page tournée, Donna doit renouer avec le succès en 1981 avec le double-album "I'm A Rainbow". C'est un disque dans la lignée de ses anciennes grosses productions telles que "Once Upon A Time" et "Bad Girls". On retrouve, à l'écriture des morceaux, Moroder, Bellotte, Faltermeyer, Keith Forsey, Bruce Sudano ou encore Sylvester Levay, sans oublier bien entendu Donna elle-même.
Pourtant, le disque ne sort pas. David Geffen, après avoir écouté les titres, refuse de réaliser l'album. Pourquoi ? Cela reste flou. On raconte que suite aux scores mitigés de l'album "The Wanderer", il veut changer l'équipe autour de Summer, donc en clair se séparer de Moroder et de Bellotte. Ce qui, par extension, signifie qu'il veut donner un nouveau son aux titres de la diva. En effet, sur "I'm A Rainbow", les synthés morodesques sont toujours très présents, comme dans ce "People Talk", écrit justement par Moroder et Summer. Et, apparemment, ces sonorités ne plaisent guère à Geffen. "I'm A Rainbow" est mis aux oubliettes et Geffen fait travailler Donna avec Quincy Jones. Le changement est en effet radical, mais pas des plus réussis...
Pourtant, "I'm A Rainbow" aurait sûrement connu un certain succès auprès du public, car plusieurs titres de cet opus sont excellents. Je pense à "People Talk" bien sûr, mais également à "Melanie" et "Romeo", deux autres morceaux up-tempo synthétiques qui oscillent entre disco et HI-NRG. Et puis il y a également de superbes ballades, comme le titre éponyme "I'm A Rainbow", la reprise de "Don't Cry For Me Argentina", sans oublier "I Need Time". Mentionnons aussi le génialissime mid-tempo "Brooklyn".
Heureusement pour les fans, l'opus est enfin sorti en 1996, produit par Moroder et Bellotte...
Ci-dessous, une vidéo montage sur le titre "I'm A Rainbow" :
 
 

vendredi 17 mai 2013

Lucky - Donna Summer (1979)


 
"Lucky" est probablement l'un des morceaux les plus étranges du répertoire de Donna, mais il n'en reste pas moins excellent. Il est gravé pour la première fois sur le double-album "Bad Girls" qui sort en 1979, album musicalement très riche. On passe du rire aux larmes, du sexe à l'amour. D'ailleurs, "Bad Girls" fait partie de mon Top 3 des meilleurs albums de Donna Summer, toutes périodes confondues. Beaucoup de musiciens ont collaboré sur cet album, et Giorgio Moroder semble se mettre en retrait, laissant plus de champ qu'auparavant à Pete Bellotte, qui se révèle être un musicien fort doué.
Sur le premier disque de ce double-album, on retrouve 8 morceaux disco, tous dans la même veine rock, à part peut-être "Can't Get To Sleep At Night" qui s'oriente davantage vers un son purement disco. C'est également sur ce premier disque que sont gravés les succès "Hot Stuff", "Bad Girls", "Walk Away" et "Dim All The Lights". Ce dernier titre crée la surprise : il est écrit, musique et paroles, par Donna elle-même. Mais ce n'est pas tout : la diva s'investit comme jamais auparavant sur cet opus, puisqu'elle co-écrit beaucoup de morceaux et écrit seule deux ballades, "There Will Always Be A You" et "My Baby Understands". La face A du second disque, justement, est dédiée à 4 ballades. Et enfin, pour clôturer l'album, on retrouve sur la face B de ce deuxième disque 3 morceaux disco qui dévient vers l'électronique et le bizarre. "Our Love", dont la musique est signée Giorgio Moroder, possède un refrain des plus étranges qui se contente d'une batterie et de la voix de Donna. Sa voix, justement, parlons-en. Majoritairement, Donna chante sur cet album avec son timbre naturel, et sa voix se révèle être extraordinairement puissante, particulièrement sur "Dim All The Lights". Mais dans "Lucky", dont la musique est aussi de Moroder, elle renoue avec sa petite voix sensuelle des débuts. Elle montre ainsi l'étendue de son talent et cloue le bec de ceux qui la surnommaient "le sexe chantant". Oui, on peut faire du disco et avoir du talent.
Pourtant, l'opus "Bad Girls" garde toujours comme ligne conductrice ce thème du sexe, mais il n'est plus simulé, il est seulement sous-entendu dans les paroles, paroles qui racontent la vie d'une prostituée, entre désir et tristesse. Les photos sur la pochette et à l'intérieur de l'album sont toutefois sans ambiguïté : on retrouve une fois de plus Donna dans une tenue des plus dévêtues - cette fois-ci sous un lampadaire - mais à force, ça n'amuse plus : elle aurait dû carrément se mettre à poils, ça n'aurait pas été un grand pas à franchir pour elle, mais ça aurait été une bonne surprise pour nous... Durant l'été 1979, elle donne même une interview dans le magazine porno "Penthouse" de Bob Guccione : pas de photos X, mais elle nous parle de sexe sans tabou. 
Mais revenons à l'album "Bad Girls" et parlons de détails plus techniques. Ce double-album est co-écrit par beaucoup de musiciens, disais-je plus haut. En effet, on retrouve la collaboration, entre autres, de Keith Forsey, de Harold Faltermeyer, de Bruce Roberts et de Bruce Sudano, ce dernier étant l'un des membres du trio 'Brooklyn Dreams' et futur époux de Donna (ils se marieront durant l'été 1980). D'ailleurs, sur les photos à l'intérieur de l'album, Donna, grimée en prostituée, pose avec les 'Brooklyn Dreams'. En revanche, aucune trace de Paul Jabara sur ce disque.
Quand on se penche sur les crédits, on retrouve Faltermeyer aux arrangements, et toujours le tandem Moroder/Bellotte à la production. L'album a été enregistré à Los Angeles. Donna Summer dresse également une longue liste de remerciements, qui commence par Neil Bogart et se termine par Dieu. Nous savons en effet que Donna commence à se tourner vers la religion, à cette époque.  
Inutile de mentionner que "Bad Girls" sort dans le monde entier, mais signalons qu'il existe un tirage limité de cet album : pour le distinguer des autres, le vinyle est translucide.
Les singles "Hot Stuff" et "Bad Girls" restent aujourd'hui encore les plus vendus de la carrière de Summer. En 1979, ils se sont classés n°1 dans les charts. Le simple suivant, "Dim All The Lights", a lui aussi connu un grand succès.
"Lucky", en revanche, est paru en face B sur certains pressages du single "No More Tears", duo de Summer avec Barbra Streisand, sorti également en 1979.
Ci-dessous, retrouvez Donna qui interprète en live "Hot Stuff" :
 
 


       

Summer Fever (12") - Donna Summer (1976)

 
 
Il y a 1 an jour pour jour, Donna Summer nous quittait. Revenons aujourd'hui sur quelques temps forts de sa vie.
En 1976, la machine disco Summer/Moroder/Bellotte est en marche et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Pour preuve, le titre porno "Love To Love You Baby" fait un tabac en ce début d'année 1976 et atteint les premières places des charts. Mais pour autant, Donna ne s'endort pas sur ce succès. Elle se remet très vite au travail et sort, courant 1976, deux LP : "A Love Trilogy" et "Four Seasons Of Love". De ce dernier, elle extrait en single "Spring Affair". Mais les 3 autres morceaux originaux gravés sur l'album, "Summer Fever", "Autumn Changes" et "Winter Melody", valent également le détour (le "Spring Reprise" en fin d'album est, lui, inutile). "Summer Fever", tout en étant très disco dans son refrain, sonne finalement assez rock, comme une sorte de prélude à l'album "Bad Girls" qui sortira en 1979. Pourtant, il se rapproche également de "Love To Love You Baby", car il reste très érotique (sans gémissements sexuels toutefois), et Donna garde sa voix de tête qui la différencie de toutes les autres chanteuses du moment.
Tous les titres de l'album "Four Seasons Of Love" sont écrits par Summer/Moroder/Bellotte, et le disque est produit par Moroder et Bellotte. La pochette montre une Summer très dévêtue, contorsionnée comme elle le peut sur son croissant de lune de manière à ce que l'on voye ses morceaux de viande dans leur intégralité. Sur l'arrière de la pochette, on découvre une autre Donna Summer, grimée en Marilyn Monroe, et un peu moins perverse.
On apprend que les choeurs sont faits par Madeline Bell (qui chantera ensuite pour le groupe 'Space'), Sue Glover et Sunny Leslie. Les arrangements sont du talentueux Thor Baldursson. On découvre également que l'opus a été enregistré aux MusicLand Studios à Munich, entre Août et Septembre 1976. L'ambiance devait y être torride...
"Four Seasons Of Love" est un succès : il sort dans le monde entier entre 1976 et 1977.
Ci-dessous, une vidéo (en français !) dans laquelle Donna s'exprime en allemand. On la voit également en studio en train d'enregistrer "Summer Fever".

 
 
 
 
 
 

mardi 29 mai 2012

On The Radio (7'36 mn) - Donna Summer (1979)


Donna Summer termine l'année 1979 en beauté avec plusieurs nouveaux titres : des duos, comme "No More Tears" avec Barbra Streisand et "Never Lose Your Sense Of Humor" avec Paul Jabara ; elle sort également une compilation de ses succès disco : c'est un double-album, mais les disques 1 et 2 sont disponibles aussi séparément. Sur cette compilation est gravée "On The Radio", une nouvelle chanson qu'elle co-écrit avec Giorgio Moroder, et qui se rapproche, musicalement parlant, de sa période 1977/1978. Le titre se vend à plus d'un million d'exemplaires ; quant à l'album, il devient album de platine.
"On The Radio" est déclinée en 2 versions : une de 4'00 mn sur le disque 1, et la seconde de 5'49 mn sur le disque 2, disque sur lequel on retrouve également la version extra-longue de "No More Tears".
Mais "On The Radio" est aussi le titre phare du film dramatique "Foxes" réalisé par Adrian Lyne, avec comme actrice principale Jodie Foster. L'histoire de quatre copines de Los Angeles. Quatre adolescentes comme les autres, mais pour qui tout bascule le jour où l'une d'entre elles s'enfuit de chez elle pour échapper à la violence de son père. Une peinture de l'époque, entre disco, insouciance, drogue et flirts. 
Les musiques de "Foxes" sont composées en grande partie par Moroder, et c'est sur la B.O. du film qu'est gravée la plus longue version de "On The Radio" : 7'36 mn. Mais au Royaume-Uni, cette version extra-longue est également éditée en maxi 45T. 

   

lundi 28 mai 2012

Journey To The Center Of Your Heart - Donna Summer (1979)


Si pour l'année 1978 Donna ne sort aucun album studio, elle se rattrape en 1979 avec le double album "Bad Girls". Même si l'idée d'album-concept ainsi que le côté érotique sont toujours présents, avec cette fois-ci le thème des prostituées, le style musical change. D'entrée, le virage rock se fait sentir avec "Hot Stuff", puis également sur la quasi-totalité du disque 1 où Donna chante de sa voix naturelle. Sur le disque 2, la face A est dédiée à quatre slows particulièrement bien réussis, quant à la face B, pour clôturer l'album, Donna grave trois titres électroniques à la "Moroder".
On remarquera également qu'elle s'implique encore davantage dans la réalisation de ce LP, puisqu'elle écrit seule des titres comme "Dim All The Lights" ou "My Baby Understands".
Ce qui fait également la richesse de cet album, c'est que l'on ne se cantonne plus à du Moroder/Bellotte ; ainsi, on retrouve à la composition d'autres noms célèbres, comme Bruce Sudano, Keith Forsey, ou encore Harold Faltermeyer - qui est également l'arrangeur du LP.
Donna Summer est alors au sommet de sa gloire : l'album "Bad Girls" devient disque de platine, et les titres "Hot Stuff" et "Bad Girls" se classent n°1.  
Quant à la chanson "Journey To The Center Of Your Heart", écrite par Moroder/Bellotte, elle se retrouve, dans de nombreux pays, en face B du simple "Hot Stuff", dont les pochettes diffèrent souvent en fonction de chaque pays.   

samedi 26 mai 2012

With Your Love - Donna Summer (1978)


En 1978, pas d'album studio pour Donna. Mais elle nous offre son double album "Live And More", sur lequel figurent deux nouveaux titres enregistrés en studio : une reprise du "Mac Arthur Park" de Richard Harris, ainsi qu'un duo avec le groupe Brooklyn Dreams, le titre "Heaven Knows".
1978, c'est aussi la sortie du film "Thank God It's Friday", dans lequel Donna joue le rôle de la chanteuse Nicole Sims. Et pour la B.O. du film, la reine du disco a enregistré trois nouveaux titres : "Last Dance", "With Your Love", et une chanson bonus, la reprise en disco du "Je T'Aime (Moi Non Plus)" de Serge Gainsbourg. 
"With Your Love", chanson écrite par Moroder/Bellotte/Summer, est gravée en face B du simple "Last Dance", qui se vend à plus d'un million de copies. Est déclinée également une version 12" de "With Your Love", qui se retrouve sur un maxi 45T promotionnel non disponible à la vente.

Working The Midnght Shift - Donna Summer (1977)


Fin 1977, Donna Summer publie un nouveau LP, "Once Upon A Time", une sorte de conte de fées moderne. C'est un double-album, et le premier d'une longue liste, toujours écrit par Moroder/Bellotte/Summer et produit par Moroder/Bellotte. Effectivement, le nouveau contrat de Donna stipule qu'elle doit sortir 9 albums sur 2 ans - ou 4 doubles et 1 simple -, tous devant être réalisés par Moroder et Bellotte.
Du LP "Once Upon A Time", arrangé par Bob Esty, plusieurs singles sont extraits, dont "Rumour Has It" qui se classe n°1 disco en décembre 1977, et "I Love You", classé 37e en Janvier 1978. D'autres titres de l'album sont également intéressants, notamment les synthétiques "Now I Need You", "Working The Midnight Shift", et "Queen For A Day".

jeudi 24 mai 2012

Love's Unkind - Donna Summer (1977)


Avec toujours la même équipe, Donna va, par ce nouvel album "I Remember Yesterday", survoler plusieurs époques musicales. Il y en a pour tous les goûts : "Back In Love Again" rappelle les Supremes et la Motown des années 1960, "I Remember Yesterday", sur un rythme disco, rend hommage aux années 1940, etc.
On a droit à d'autres bons titres disco avec l'érotique "Take me", l'électronique "I Feel Love", et ce "Love's Unkind", qui sort en single, mais c'est "I Feel Love" qui hypotisera le public et fera de ce fait planer l'ombre sur le reste de l'album.    

Spring Affair - Donna Summer (1976)


Le succès est définitivement lancé en cette année 1976 pour Donna. Elle règne sur le disco avec des titres érotiques et cette voix de tête qui lui va si bien.
L'album "Four Seasons Of Love" ne déroge d'ailleurs pas à la règle. Il reprend dans son concept le thème des 4 saisons. Donna s'implique encore davantage dans la réalisation de ce LP : elle co-écrit tous les titres avec Giorgio Moroder et Pete Bellotte. Les deux hommes produisent l'album qui paraît chez Casablanca Records et qui est diffusé dans le monde entier.
Le single tiré est ce sublime "Spring Affair".

lundi 21 mai 2012

Come With Me - Donna Summer (1976)


En 1976, et après le succès évident de l'album "Love To Love You Baby", Donna Summer revient avec un nouvel opus, "A Love Trilogy". Le single principal est le sublime "Could It Be Magic" composé par Barry Manilow et A. Anderson. 
Même si ce nouvel album s'éloigne des gémissements de "Love To Love You Baby", le concept reste identique : la face A du LP, d'une durée de 17:55 mn, est dédiée à un seul titre à connotation érotique, "Try Me, I Know We Can Make It", écrit par Moroder/Bellotte/Summer.
La chanson "Come With Me", composée par Moroder/Bellotte, quant à elle, n'est pas extraite en single, mais elle se retrouvera en face B du single "Spring Affair", single qui sera tiré d'un nouveau LP "Four Seasons Of Love", un peu plus tard en cette même année 1976. 
Signalons quand même que l'album "A Love Trilogy" est diffusé dans le monde entier.  

samedi 19 mai 2012

HOMMAGE A DONNA SUMMER (1948-2012)

Donna nous a quittés en ce Jeudi 17 Mai 2012... Ce fut un grand choc pour moi lorsque je l' ai appris, en début de soirée, ce 17 Mai. Je n'arrive toujours pas à m'y faire. Elle a bercé toute mon adolescence, elle m'a accompagné, elle m'a fait rêver dans mes illusions d'amour. C'est elle qui m'a insufflé cette passion pour la musique disco. C'est aussi en écoutant la version longue de "Love To Love You Baby" que j'ai connu certains plaisirs solitaires... Donna Summer représente toute ma jeunesse, et plus précisément mon amitié avec Jérémy, qui est aussi devenu un grand fana de disco.
Je ne t'oublierai jamais Donna, je continuerai à frémir d'émotion en écoutant ta voix... peut-être même encore plus qu'avant.   

jeudi 10 mai 2012

Need A Man Blues - Donna Summer (1975)


1975, c'est la déferlante "Donna Summer". C'est sûr, elle ne passe pas inaperçue avec son "Love To Love You Baby", construit à la manière d'une véritable relation sexuelle, avec ses préliminaires, ses pauses et son final jouissif.
L'album sur lequel le titre est gravé est aussi en soi une petite révolution : la face A de 16:50 mn est dédiée à la version longue de "Love To Love You Baby" : une première dans le monde musical.
Sur la face B, on retrouve un style plus conventionnel, 4 chansons écrites par le tandem Moroder-Bellotte, dont justement ce "Need A Man Blues", seul autre titre du LP à sonorités disco avec "Love To Love You Baby".
Ces 2 titres se retrouvent gravés ensemble sur certains 45T.

samedi 26 novembre 2011

One Night In A Lifetime - Donna Summer (1979)



La Reine du "disco-porno". C'est ainsi que pourrait être surnommée Donna Summer, du moins concernant sa période artisique avec son compositeur et producteur Giorgio Moroder, c'est à dire approximativement entre 1975 et 1979. Contribuant grandement à l'émancipation du disco (et par la même occasion de sa propre carrière) avec "Love to love you baby", elle s'est peu à peu détachée des soupirs et des gémissements pour mettre en avant sa voix magnifique, reconnaissable entre toutes. Mais les thèmes sont restés les mêmes; ainsi, pour son double album "Bad Girls" de 1979, elle a souhaité se mettre dans la peau d'une prostituée. L'un des singles qui en est extrait, "Hot Stuff", exprime toute la férocité de ses désirs. Et concernant les photos qui illustrent l'album, nous avons même droit à un cliché érotico-porno; oui, ouvrez l'album et regardez bien, en haut, au centre, près du lampadaire... L'homme à lunettes qui ouvre son manteau est sûrement Giorgio Moroder, et il est facile d'imaginer quelle pratique Donna exerce avec sa main... (L'image ici : http://www.mediafire.com/?2z15j2hodyjvv3k)


Le titre "One night in a lifetime", gravé sur l'album "Bad Girls", et composé par Bellotte et Faltermeyer, est l'une des dernières perles disco que nous offrira Donna Summer avant le virage des années 1980...


mardi 9 août 2011

SPECIAL SUMMER : EROTIC DISCO - Down deep inside - Donna Summer (1977)





Depuis l'année 1975, Donna Summer accumule les hits et est connue surtout pour l'érotisme qu'elle met dans sa voix. Qui n'a pas été choqué en écoutant la version longue de "Love to love you baby" ?

En 1976, ses gémissements se font moins explicites mais ses titres restent toujours très érotiques, comme "Could it be magic", "Try me", ou encore "Summer fever".

1977 est l'année du changement : elle commence à chanter d'une voix moins suggestive, et ses titres sont moins évocateurs que les précédents. Toutefois, elle garde un pied dans l'érotisme avec le sublime "Down deep inside", un morceau aux gémissements langoureux composé par John Barry pour le film "The Deep". Ce film, réalisé par Peter Yates, est basé sur le roman de Peter Benchley. Parmi les acteurs principaux figurent Jacqueline Bisset et Nick Nolte. L'histoire est celle d'un couple en vacances qui découvre lors d'une partie de plongée une fiole de morphine. Leur découverte suscite l'intérêt d'un gros trafiquant, d'autant plus que le trésor d'un gallion pourrait être aussi sur les lieux. Des séquences frisson font apparaître une murène très vorace. Pourtant, malgré de très bonnes scènes, ce film ne connaîtra jamais un succès retentissant.

Pour en revenir à la bande originale, "Down deep inside" est nominée aux Golden Globe Awards et se classe 3e au Hot Dance Club Play des USA. En Europe, le titre atteint la 5e place des classements au Royaume-Uni ainsi qu'aux Pays-Bas. Sur le LP de la B.O., on retrouve une version slow de "Down deep inside", et un autre titre disco, écrit par Beckett et nommé "Disco Calypso".

http://www.mediafire.com/file/d3k5g32bxq8jbb3/Donna_Summer_-_Deep_Down_Inside_%28Extended%29.mp3

samedi 15 mai 2010

Je t'aime... Moi non plus - Donna Summer (1978)



En 1978, Donna Summer, la "Reine du Disco", participe à la bande originale ainsi qu'au film "Thank God it's friday", dans lequel elle joue le rôle de la chanteuse Nicole Sims. De nombreuses autres stars du disco s'ajoutent à la bande son : Diana Ross, Love and Kisses, Santa Esmeralda, Thelma Houston, Paul Jabara... Ce film "Thank God it's friday", projet commun aux labels Motown et Casablanca, raconte l'histoire d'une boîte de nuit, le ZOO. Mais il n'obtient pas le succès escompté. La B.O. du film, en revanche, se vend à un million d'exemplaires. Donna y chante trois nouveaux titres : "Last dance", "With your love", et une reprise de "Je t'aime... Moi non plus". Cette dernière chanson, extrêmement longue et dans la continuité de "Love to love you baby", passe totalement inaperçue. Elle avait été enregistrée en 1977, avec les arrangements de Giorgio Moroder, et était sortie en maxi promotionnel pour les discothèques. Ces dernières étant peu enthousiastes, elle s'est retrouvée sur l'album du film. Toutefois, le Mexique la sort en 45T, avec une partie de la première moitié de la chanson sur chaque face.